Aller au menu Aller au contenu Aller à la recherche

Préserver la qualité de l’air, de l’eau et des sols

Les filières d’élevage agissent depuis une vingtaine d’années pour préserver la qualité de l’eau. Plus récemment, des mesures sont prises pour limiter la pollution de l’air aux différents maillons de la chaîne.

CHIFFRES CLÉS

4,5 millions de tonnes : c’est l’économie en CO2 que représente l’utilisation des fumiers et lisiers à la place d’engrais chimiques sur les cultures.
7% c’est la réduction des émissions d’ammoniac en 25 ans.
50% des abattoirs sont équipés de fluides naturels.

UNE ACTION FORTE DEPUIS 20 ANS POUR PRÉSERVER LA QUALITÉ DE L’EAU

Outre l’effet positif des prairies sur la qualité de l’eau grâce à leur couverture permanente, leurs propriétés filtrantes et leur gestion à bas niveau d’intrants, les éleveurs ont investi depuis plus de 20 ans dans leurs bâtiments. Des unités de stockage permettent également de mieux gérer les fumiers et lisiers produits et de les épandre au bon moment comme fertilisants organiques. Les bassins de production herbivores situés en zone vulnérable montrent aujourd’hui des améliorations de la qualité de l’eau.  Voir publication IDELE, A la reconquête de la qualité de l’eau.

L’ETUDE RUMI-NH3 POUR PRÉSERVER LA QUALITÉ DE L’AIR

La qualité de l’air est un enjeu environnemental et de santé publique grandissant dont le cadre réglementaire se précise. L’élevage herbivore représente près de 50 % des émissions d’ammoniac liées principalement au stockage et à l’épandage des déjections animales1. Ce gaz, qui favorise les processus d’acidification et d’eutrophisation de l’eau, est également susceptible de provoquer des maladies respiratoires ou cardiovasculaires. Une étude R&D, RUMI-NH3, a été lancée en 2018 pour intégrer la problématique ammoniac/qualité de l’air dans le fonctionnement et l’analyse de la durabilité des systèmes de production ruminants. La finalité est d’identifier des bonnes pratiques afin de les déployer au travers des réseaux de conseil en élevage et de l’outil CAP’2ER®.

Utilisation de gaz neutres pour la chaîne du froid

Entre 2010 et 2015, des investissements importants ont été réalisés afin de remplacer les gaz contribuant à l’appauvrissement de la couche d’ozone (HCFC) par des gaz neutres vis-à-vis de celle-ci : les HFC. Malheureusement, ceux-ci se sont révélés être de puissants gaz à effet de serre et leur utilisation sera interdite par l’Union européenne d’ici 2030 « si des substituts viables et plus respectueux de l’environnement sont facilement disponibles ».

La filière Élevage et Viande anticipe cette obligation par le renouvellement progressif des installations de froid en abattoir et en points de vente, avec des systèmes fonctionnant à l’aide de gaz neutres vis-à-vis de la couche d’ozone et du changement climatique : le NH3, le CO2 ou les HFO.