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6 février 2015

Colloque engraisseurs Italiens/Cattle fattening Italian Symposium. Vérone le 6 février 2015

De l’évolution de la consommation et des modes de distribution de la viande en Italie

Les 5 et 6 février derniers, INTERBEV a organisé les Journées de l’Elevage franco-italiennes, pour la 30e année consécutive, à Vérone.  L’événement est soutenu par France Agri Mer.

Ce rendez-vous annuel permet aux exportateurs français de broutards de rencontrer leurs interlocuteurs italiens : engraisseurs et importateurs de broutards, mais aussi fédérations, abattoirs, et distributeurs de viande.

Le colloque du vendredi matin avait pour thème cette année : « les débouchés de la viande en Italie et en France : évolution de la consommation et des formes de distribution ».

Deux intervenants ont fait des présentations très animées et concrètes, suivies par une assistance nombreuse (130 personnes) et intéressée. Les intervenants étaient : Caroline Monniot, de l’Institut de l’Elevage pour la partie française et Claudio Federici, chercheur à l’ISMEA, l’institut italien d’études pour le marché agricole et agroalimentaire.

Une table-ronde a rassemblé les participants suivants, côté français : Emmanuel Bernard (Président de la Commission Commerce extérieur), Philippe Dumas (Président de SICAREV et membre de Coop de France, qui présidait cette réunion), Gérard Poyer (Président de la FFCB). Côté italien : Marco Colomberotto (engraisseur et abatteur), Fulvio Fortunati (Vice-Président d’UNICEB, union de commerçants en bestiaux et d’industriels de la viande), François Tomei, Directeur d’ASSCARNI (association d’abattoirs et de distributeurs de viande), Giuliano Marchesin, directeur de l’association Consorzio Italia Zootecnica.

Ph Dumas et Cl Federici table ronde Verone 2015
Quelques propos importants relevés durant cette matinée :

En introduction avant le colloque, Didier Guériaux, sous-directeur de la santé et de la protection animale à la DGAL, a indiqué « la situation sanitaire française est excellente ».

Claudio Federici a dépeint la baisse de la consommation de viande bovine en Italie, au cours des 10 dernières années : -19%. La volaille et le porc progressent sur cette période… et le bœuf régresse. Les consommateurs se détournent des hypers et supermarchés et des boucheries au profit du hard-discount (recherche de promotions quasi-systématique chez les consommateurs, recherche du prix bas en choisissant la volaille et le porc).

Marco Colomberotto : le consommateur italien a réduit son budget viande. Il veut donc acheter des petites pièces de bœuf. L’animal que nous fournissons à la grande distribution doit donc être petit et tendre (au goût du consommateur) : de la génisse ou un petit taurillon.

Giuliano Marchesin du Consorzio Italiano Zootecnica: notre organisation récente veut s’inspirer d’INTERBEV. Elle veut créer un logo et une démarche « viande d’Italie ».

François Tomei (ASSOCARNI) : l’Italie cherche de nouveaux marchés pour sa viande, dans les pays tiers.

Philippe Dumas (Coop de France) a rappelé l’importance du partenariat commercial franco-italien construit de longue date. Il a souligné l’interdépendance entre l’élevage de vache allaitante français et l’engraissement italien.

Gérard Poyer (FFCB) : INTERBEV est une structure pour le dialogue dans la filière, cela fonctionne.  Français et Italiens, nous sommes complémentaires.

Emmanuel Bernard, Président de la Commission Commerce extérieur d’INTERBEV: il a souligné que les consommateurs italiens et français se ressemblaient beaucoup, dans l’évolution de la consommation. L’analyse de la situation de l’un est riche d’enseignements pour nous Français, pour INTERBEV et toute la filière.

La qualité des débats a été saluée par tous, ainsi que la convivialité des rencontres entre vétérinaires d’Etat français et italiens, la veille au soir.

Avec le soutien financier de FranceAgriMer

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