ACCORD UE–AUSTRALIE : La filière Elevage et Viande une nouvelle fois sacrifiée au nom des politiques commerciales. INTERBEV appelle la France à s’y opposer
La signature de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et l’Australie, le 24 mars à Canberra par Ursula von der Leyen, illustre une politique commerciale qui se fait, une fois encore, au détriment des filières d’élevage européennes.
Avec des quotas portés à 30 600 tonnes de viande bovine et 25 000 tonnes de viande ovine et caprine, cet accord entérine de nouvelles concessions. Les aménagements annoncés — progressivité des volumes ou différenciation selon l’alimentation des animaux — ne changent rien aux déséquilibres de fond.
Dans un contexte d’accumulation d’accords commerciaux sans évaluation globale de leurs effets, la filière élevage et viande apparaît une nouvelle fois comme une variable d’ajustement. L’effet cumulatif de ces accords est une réalité que Bruxelles refuse d’assumer : les contingents s’additionnent, les filières sont déjà sous tension, et l’accord avec l’Australie vient encore alourdir la situation, alors même que l’application provisoire de l’accord avec le Mercosur est prévue dès le 1er mai. Cette situation n’est plus acceptable. Il appartient désormais à la France de prendre ses responsabilités.
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