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Association Nationale Interprofessionnelle du Bétail et des Viandes

La filière viande > Identification, traçabilité, étiquetage > Identification

L'identification des bovins

En France, un système d'identification obligatoire des bovins a été mis en place dès 1978, dans le but de contrôler les caractéristiques sanitaires et zootechniques des cheptels.

Ce système d'identification pérenne (IPG) a progressivement évolué pour transmettre aujourd'hui des informations encore plus complètes sur les animaux (date de naissance, sexe, race, race des parents…). Il a été modifie pour la dernière fois en 1998 afin de le mettre en conformité avec les dispositions du règlement européen (CE) n°820/97, remplacé depuis par le règlement (CE) n°1760/2000.


Cette identification est utilisée pour assurer la traçabilité des viandes à tous les stades de la filière, jusqu'au consommateur final. Elle repose sur les trois éléments suivants :

  • Attribution à chaque animal, dans les sept jours suivant la naissance, d'un numéro national d'identification unique, porté par deux boucles apposées par l'éleveur aux oreilles de l'animal. En France, le numéro d'identification comporte 10 chiffres, précédés des initiales FR indiquant le code du pays. Les deux premiers chiffres correspondent au numéro du département.
  • Inscription des informations relatives à l'identité de chaque bovin dans un registre d'étable tenu par l'éleveur, et enregistrement de ces informations dans une base de données centralisée.
  • Edition d'un document d'identité : le passeport, accompagnant chaque bovin tout au long de sa vie et notifiant tous ses déplacements.

L'identification des ovins

En France, depuis septembre 1997, tous les ovins nés et élevés en France sont identifiés de façon individuelle. Ceci était encadré par l'arrêté du 30 mai 1997, qui a défini les modalités de cette identification et qui a permis la mise en place de la traçabilité, en assurant le transfert d’information sur l'origine et la catégorie de l’animal, de l'élevage jusqu'au point de vente. Depuis l'été 2005, le cadre réglementaire de cette identification a été modifié.

Pour les ovins nés depuis l’été 2005, le règlement européen (règlement CE 21/2004) impose de tous les identifier avant qu'ils ne quittent l'exploitation de naissance et impose également de suivre leurs mouvements grâce à :

  • un seul et unique numéro d'immatriculation attribué dans les six mois qui suivent la naissance, avec la pose de deux boucles de couleur jaune dès l'exploitation de naissance, ce numéro ne pouvant changer au cours de la vie de l'animal. Le règlement prévoit une dérogation pour les agneaux destinés à la boucherie avant 12 mois et abattus en France : la pose d'une seule boucle suffit, dans les six mois qui suivent la naissance ou avant la sortie de l’animal de son exploitation de naissance ;
  • l'enregistrement de la pose des boucles dans le carnet d'agnelage ou sur une liste des numéros des boucles. Cet enregistrement est conservé par l'éleveur dans son registre d'exploitation.

Les boucles comportent plusieurs chiffres relatifs à des informations différentes :

  • le code du pays de naissance (FR pour la France) ;
  • un indicatif de marquage à 6 chiffres correspondant au numéro d'exploitation ;
  • un numéro d'ordre à cinq chiffres qui permet de faire un rapprochement avec la date de naissance de l'animal.

L'ensemble des informations relatives aux animaux et à leurs mouvements est recensé dans un registre national appelé base de données nationale d'identification des ovins.
Pour tout déplacement d'animaux entre deux exploitations, l'animal est accompagné d'un document de circulation dûment rempli qui permet de donner aux autorités vétérinaires toutes les informations nécessaires à une bonne maîtrise du risque sanitaire.

L'identification des équins

Les chevaux sont identifiés individuellement. Dans un souci de garantie et de simplification d'utilisation, l'identification complémentaire des chevaux au moyen d'une puce électronique avant l'entrée dans les abattoirs français est désormais obligatoire. Les abattoirs de chevaux sont assujettis aux mêmes normes sanitaires que celles qui s'appliquent aux abattoirs d'animaux de boucherie (bovins, ovins, porcins).

 
 
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