Le bien-être animal au cœur de la visite sanitaire bovine 2019 (Article de synthèse)

Élément essentiel de surveillance de la santé des élevages, la visite sanitaire bovine s’articulera cette année autour de l’aptitude au transport des animaux accidentés au regard du bien-être animal. Une note de la Direction générale de l’alimentation (DGAL) a été publiée à ce sujet, le 29 novembre dernier. Elle sera applicable au 1er février 2019.

« Le bien-être animal est devenu un enjeu sociétal fort pour l’élevage », détaille l’instruction technique du ministère de l’Agriculture publiée au bulletin officiel le 29 novembre 2018. Ainsi, pour 2019, trois objectifs ont été fixés à la visite sanitaire bovine, obligatoire depuis 2005, dans tous les élevages de 5 bovins ou plus : « Améliorer la prise de conscience autour de la gestion de la douleur en élevage », « Faire connaître la réglementation relative à l’aptitude au transport ainsi que les nouveaux Certificats Vétérinaires d’Information (CVI) » et « Identifier des pistes de corrections éventuelles dans l’élevage ».

Ces objectifs font suite au plan d’actions prioritaires en faveur du bien-être animal 2016-2020, qui prévoyait de « faire évoluer les pratiques en matière de transport des animaux » et « de définir les modalités de mise en œuvre de l’abattage à la ferme », ainsi qu’aux recommandations consécutives à l’audit « protection animale à l’abattoir » de l’Office Alimentaire et Vétérinaire (OAV) de 2015.

Un questionnaire éleveur axé sur la valorisation des bonnes pratiques

La campagne annuelle des visites bovines s’échelonnera du 1er février au 31 décembre 2019. Au cours de la visite, un questionnaire “Éleveur” sera à compléter en présence de l’éleveur ou de son représentant. Celui-ci s’articule en quatre parties :

  • Partie 1 : Après une question générale de sensibilisation de l’éleveur au sujet du bien-être animal, un focus est fait sur la douleur provoquée par les maladies (boiterie, mammite) ou les opérations de convenance (césarienne, écornage, castration). Il s’agit de valoriser l’éleveur dans ses bonnes pratiques, et de montrer l’intérêt du bien-être animal en matière de zootechnie.
  • Partie 2 : Elle rappelle les règles concernant tous les transports des animaux vivants, et mentionne en particulier les cas d’interdiction de transport. Son but ? Faire connaître le règlement de 2005 sur le transport en général, ainsi que son annexe sur l’aptitude au transport en particulier.
  • Partie 3 : Elle précise à travers deux exemples – animal apte au transport et animal inapte au transport – les responsabilités de chacun des acteurs prévus dans les CVI en soulignant les différences du CVI carcasse. Les procédures et les CVI sont disponibles sur le site des démarches officielles du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.
  • Partie 4 : Elle sensibilise les éleveurs à la prévention des accidents en élevage et recueille des données anonymes sur leur nombre et leurs causes. L’objectif est de recenser les facteurs de risque dans l’élevage.

La dernière page du questionnaire reprend quelques recommandations principales spécifiques à l’élevage visité. Elle sera écrite par le vétérinaire sanitaire et laissée à l’éleveur avec les commentaires appropriés.

Une fiche de rappel des règles d’aptitude au transport d’animaux blessés

Comme lors des autres visites, une fiche explicative sera donnée à l’éleveur. Elle rappelle les règles d’aptitude au transport des animaux blessés et répond aux questions suivantes : Qu’est-ce qu’un animal inapte au transport ? Quels animaux peuvent être transportés ? Comment prévenir les accidents ? Qu’est-ce qu’un CVI et quand doit-on l’utiliser ? Devenir de l’animal s’il ne peut pas avoir de CVI ? Qui est responsable aux différentes étapes de la prise en charge d’un animal accidenté ?

La téléprocédure permettra à chaque vétérinaire sanitaire concerné par la visite sanitaire d’enregistrer les visites effectuées. Elle sera ouverte sur un portail d’authentification du ministère en charge de l’Agriculture, jusqu’au 31 janvier 2020. Ces informations seront ensuite mises à disposition de la direction départementale en charge de la protection des populations.

Source : Instruction technique DGAL/SDSPA/2018-862 du 21/11/2018.

 

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