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Lettre d’INTERBEV à Nagui (France 2) suite aux propos sur la consommation de viande rouge et l’élevage

Lettre d’INTERBEV à Nagui suite aux propos relatifs à la consommation de viande rouge dans l’émission « N’oubliez pas les paroles » du 22 mars 2019 sur France 2

Monsieur,

Lors de l’émission « N’oubliez pas les paroles » du 22 mars dernier, vous avez tenu des propos mensongers sur la production de viande rouge, au cours d’une discussion avec une participante. Des propos qui ont particulièrement choqué l’ensemble des professionnels de la filière élevage et viande que je représente.
En effet, évoquant les effets de la production de viande rouge sur l’environnement, vous n’avez pas hésité à affirmer que « l’élevage de bétail pollue à lui seul plus que tous les transports réunis », que la viande rouge « consomme énormément d’eau » ou encore que « le pet des vaches : le méthane est pire que tout ».

Nous ne pouvons laisser énoncer de telles erreurs qui peuvent s’apparenter à de la calomnie et tenons à vous rappeler les spécificités de notre modèle d’élevage français, qui ne correspondent pas à la description que vous en faites.

Certes, produire 1 kg de bœuf émet plus de gaz à effet de serre qu’une autre production carnée, tout simplement car l’animal vit plus longtemps et qu’il s’agit d’un ruminant émettant naturellement du méthane lors de la digestion de l’herbe. Néanmoins, vous n’êtes pas sans savoir que l’herbe des prairies pâturées par ces mêmes animaux, capte du carbone sous forme de CO2 et le stocke durablement dans ses sols, compensant ainsi la quasi-totalité des émissions de méthane par les vaches.
De plus, sachez qu’en France, 13 millions d’hectares de prairies participent à l’entretien de nos paysages et ont de nombreux bénéfices environnementaux, préservant ainsi la qualité de l’eau, la qualité des sols et abritant une biodiversité supérieure à la moyenne.
Toutes ces qualités, peuvent être attribuées à notre modèle d’élevage français, qui exclut l’élevage hors-sol d’herbivores (ou « feed-lots »), comme aux Etats-Unis par exemple.
Les bénéfices des prairies et les atouts de notre modèle d’élevage sont également reconnus par les ONG environnementales avec lesquelles nous nous concertons à l’instar de WWF, FNE, FNH et Green Cross.
Un modèle français qui compte par ailleurs un nombre moyen de 60 vaches seulement par exploitation et dont les fourrages constituent en moyenne 60 à 80% de l’alimentation des ruminants.
En outre, sachez que « l’énorme consommation d’eau » à laquelle vous faites allusion est également erronée car seuls 50 litres sont réellement utilisés pour produire 1 kg de viande. Le chiffre de 15 000 litres est en effet souvent cité, toutefois il comprend l’eau de pluie qui tombe naturellement sur les prairies et cultures destinées à nourrir les troupeaux.

Enfin, vous affirmez à maintes reprises votre choix d’être végétarien.
Ce choix vous appartient et nous le respectons. Nous considérons cependant qu’il ne vous donne pas le droit de stigmatiser la production de toute une filière qui emploie aujourd’hui plus de 500 000 hommes et femmes sur l’ensemble de notre territoire.
La filière élevage et viande française est une filière responsable, en perpétuelle démarche de progrès. C’est même l’une des premières filières agroalimentaire à s’être engagée dans une démarche de responsabilité sociétale, dont l’objectif est d’intégrer toujours mieux les attentes de la société en matière d’élevage et de production de viande.

Nous trouvons ainsi particulièrement regrettable, au regard des différents arguments explicités ci-dessus, que de tels propos puissent avoir été tenus, qui plus est sur une chaîne du service public et attendons de votre part de rétablir la vérité par le biais d’excuses publiques dans votre émission.
Nous vous demandons ainsi de bien vouloir respecter notre profession autant que nous respectons la vôtre.

Restant à votre disposition pour tout échange, veuillez agréer, Monsieur, l’expression de ma haute considération.

Dominique Langlois, Président d’INTERBEV

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